Symboliquement ouverte à tous

On en parle depuis longtemps déjà. Des informations ont été données, mais des personnes continuent à poser des questions sur la future maison paroissiale à Le Fourneau sur la commune de Trambly (voir page 15 de notre précédent numéro). Je suis donc allée rencontrer quelques-uns des acteurs principaux pour obtenir des éclaircissements. Entretien avec Jean-Pierre Leconte, directeur de notre publication et curé de la paroisse.

On aurait pu continuer comme avant?

Jean-Pierre Leconte commence par remonter dans le passé, au moment où les paroisses ont été remodelées, où se sont créées les « grandes paroisses » (treize communes pour la nôtre). On ne s’est pas reposé alors la question du « centre » paroissial. On a gardé le modèle ancien, axé sur le logement du curé. Pour beaucoup de paroisses rurales, cela correspondait à un seul point principal naturel: un gros bourg. Notre cas est différent : répartition entre trois pôles, Tramayes, Matour, Dompierre. C’est Matour qui a joué le rôle jusqu’à présent. Mais la situation actuelle ne pouvait pas durer. « On ne pouvait pas ne rien faire » Il n’était pas possible que la municipalité de Matour continue à assumer seule cette charge, encore moins qu’elle assure une mise aux normes devenue incontournable pour un bâtiment à usage public.

Pourquoi avoir choisi de l’implanter à Le Fourneau?

Il y a donc quelques années que le sujet est évoqué et discuté avec les personnes en responsabilité. On s’est d’emblée orienté vers le centre géographique de la paroisse, Le Fourneau, sur la commune de Trambly : diminuer les déplacements, bien montrer que c’est la maison de tous. Cette dernière raison a aussi amené à éviter le centre d’un village. En plus, c’est un carrefour. Cette maison des chrétiens sera bien visible, repérable, identifiable, symboliquement ouverte, par sa forme hexagonale, sur tous les villages. Une rencontre avec les maires des treize communes a eu lieu. Ils ont été informés – certains l’étaient depuis longtemps -. Ils se sont intéressés et sont très favorables.

Mais qu’en pense l’évêque ?

Il a d’emblée approuvé : « C’est ce qu’il faut pour une paroisse en milieu rural » L’équipe qui est à l’origine du projet a d’ailleurs visité d’autres réalisations et s’en est inspirée : Ameugny, Saint Etienne-des-Ouillères.

Et à quoi servira la salle paroissiale ?

Il ne s’agit pas de se substituer à ce qui existe et qui fonctionne bien. Vu la modestie de la surface de cette maison, les grands rassemblements continueront à se faire dans les églises et les salles municipales. Ce sera un instrument à utiliser avec souplesse, selon la disponibilité et les préférences des gens. Il sera, bien sûr, à la disposition des groupes de catéchisme, avec l’équipement correspondant. Ce qui n’empêchera pas certains de fonctionner à la maison. Mais, on a constaté que ce n’est pas toujours facile de recevoir des groupes d’enfants chez soi et qu’un terrain neutre est parfois préférable. Cette maison accueillera ce qui existe déjà à la cure de Matour: secrétariat, comptabilité. Elle accueillera aussi les réunions des différents groupes existants, qui se font à Matour ou ailleurs : équipe d’animation paroissiale, conseil économique, service des malades, équipe de rédaction du bulletin, préparation au mariage, au baptême, préparation des messes et des funérailles… Elle accueillera aussi les autres groupes qui verront le jour.

La pratique religieuse diminue. Nous vieillissons. Des jeunes prendront-ils la relève? Que peut-on présager de l’activité paroissiale dans l’avenir?

De toutes façons, un groupe a besoin de projets. C’est une manière de « déplacer la question » et d’y répondre en partie. On peut donc penser que cette réalisation créera un dynamisme. De plus, Jean-Pierre est témoin de tout ce qui se passe de positif, en particulier au niveau de nombreuses familles fonctionnant souvent en réseaux. Elles se connaissent, se repèrent, et gèrent ensemble la vie de leurs enfants. Les jeunes vivent leur foi autrement. Certains participent à l’aumônerie de leur lycée, ou à des camps à Lourdes. Leur participation à la vie paroissiale dépendra moins de notre capacité d’organisation que de notre capacité de rencontre, d’écoute. Peut-être viendrontils nous parler de ce qu’ils font à une journée de rentrée par exemple, ou sur notre site internet en cours de création. Nous ne sommes pas irremplaçables !

Quelle gestion est prévue pour l’utilisation de la salle?

Une organisation de permanences existe déjà à la cure de Matour. Il faudra l’étoffer. Toute initiative sera bien accueillie et étudiée.

La journée de rentrée : la belle surprise d’un public plus jeune

Le temps superbe, propice à la randonnée, a réjoui les trois groupes partis de Dompierre, Matour et Tramayes, en direction de Trambly, pour la rencontre annuelle des treize clochers, en ce dimanche de rentrée paroissiale. Accueilli par l’équipe organisatrice, pour un apéritif d’autant plus réconfortant que le soleil commençait sérieusement à « taper », chacun a trouvé place autour des tables dressées pour partager le pique-nique.

Cette année, la présence de nombreux jeunes du catéchisme, accompagnés de leurs parents, a largement contribué à rendre notre réunion encore plus gaie que d’habitude. Comment ont-ils donc vécu cette journée pas comme les autres ? Nous avons interrogé deux jeunes frères, venus avec leur maman, pour la première fois.
«?Nous sommes venus à pied. C’était long ! Heureusement, nous avions de l’eau pour nous rafraîchir! Nous étions bien contents d’être arrivés! Et puis, nous avons retrouvé nos copains. Et nous avons joué ensemble pendant le pique-nique. Après, il y avait des ateliers. Nous avons fait un marque-page avec des mots importants que nous avons trouvés tout seuls comme «?aimer, offrir, câliner, donner…?» Et une affiche avec des mains qui offrent des mots. Des mots importants aussi. J’ai choisi «?paix, famille, espoir, amitié, amour…?» Ensuite, on a composé des bouquets pour l’autel. C’était beau ! On a tout aimé. C’était bien ! L’année prochaine ? On a envie de revenir!Est-ce qu’on pourrait avoir aussi des activités plus physiques ? Un jeu collectif, par exemple, où il faudrait s’entraider, chercher ensemble des indices, ou un relais où on aurait besoin des autres pour y arriver…?»
Après le déjeuner, Denise nous a présenté une série de diapositives d’un voyage qu’elle a fait cette année en Israël, avec un groupe de chrétiens, accompagnés par notre évêque Benoît Rivière. Antoine a fait défiler ces diapos sur grand écran, ce qui nous a permis de les apprécier davantage. Puis, pendant que certains préparaient des compositions florales pour l’autel, aidés par Marinette, d’autres (les plus jeunes) s’empressaient de dessiner pour l’Offertoire. Nous avons ensuite répété les chants de la célébration sous la direction enthousiaste d’André.
À 16 heures, nous étions une petite centaine, rassemblés autour de Jean-Pierre, pour la célébration eucharistique. La Parole, l’offertoire, la communion, prenaient un sens encore plus intense que d’habitude.
Nous sommes repartis vers nos clochers paisiblement, heureux d’avoir pu partager avec d’autres, connus ou inconnus, ce temps fort de la vie de notre paroisse.

Edwin et Paco nous écrivent depuis les Hauts Plateaux Andins, au Pérou

Edwin à Sicuani 26 mars 2012,

J’ai attendu pas mal de temps avant de vous partager ce qui m’arrive. Pardon de ne pas vous avoir écrit plus tôt. Depuis octobre, je suis sans travail. Ceci a occasionné de l’instabilité familiale. J’ai attendu que s’accomplisse la promesse d’un nouvel emploi au diocèse mais rien depuis 5 mois !
Notre Noël familial fut très triste. Et nous n’avons pas fêté les 15 ans de Mishell en janvier.
Pendant plusieurs semaines, nous avons eu quelques soucis de santé […] le bon, le positif, c’est que je ressens l’union familiale et la profondeur de nos prières. Cette situation nous a maintenus tous très unis. […] C’est clair que la perte de mon emploi n’était pas prévue !
Mishell a réussi sa quatrième année de secondaire ; ce qui nous réjouit c’est qu’après une année d’adaptation diffi cile, elle a progressé chaque année dans ses résultats. Lulu va très bien, elle s’adapte bien et passe en troisième primaire. Norma est toujours au collège à dix minutes de Sicuani et aide à la pastorale paroissiale.

Edwin Colque

Paco à Pitumarca le 28 février 2012,

Je suis toujours en train de crapahuter dans ces montagnes andines, visitant les communautés rurales et essayant de desservir le mieux possible ces deux grandes paroisses : Pitumarca et Checacupe. Tout se passe bien. Mais malheureusement, nous avons toujours le même évêque qui aurait dû partir il y a 3 ans et que Rome maintient en poste. C’est un véritable désastre : il n’est jamais là, toujours en train de se promener… La pastorale est le dernier de ses soucis et il ne cherche pas à pourvoir ses paroisses.
J’espérais avant mon départ voir arriver un nouvel évêque… mais rien à l’horizon. Heureusement, il y a encore une bonne équipe de prêtres qui maintiennent le cap.
Mon retour en France est prévu pour le 20 avril.
La situation est toujours dominée par les conflits entre les entreprises minières et les communautés rurales. Le gouvernement veut l’or et l’argent, les ruraux veulent l’eau. C’est un peu le pot de fer contre le pot de terre. C’est vrai que les mines sont un apport financier considérable pour le Pérou mais l’argent est bien mal réparti.
Je continue de travailler mon livre qui a besoin d’être étoffé pour la France car un lecteur Français aura besoin de quelques explications supplémentaires. J’espère qu’il sortira en France en 2012.
Ces derniers temps j’ai quelques petits problèmes de santé qui j’espère ne prendront pas trop d’importance. C’est vrai qu’à 77 ans l’altitude commence à bien se faire ressentir.
Peut-être aurons-nous l’occasion de nous revoir à mon retour.

François Dalteroche (dit Paco)

Des milliards de chemins

Même si nous ne nous sommes pas vraiment arrêtés cet été, nous avons besoin chaque année de cette journée de relance : un rassemblement qui concrétise notre communauté, au centre de cette fédération de treize villages.

Gardons les bonnes habitudes : le matin, ceux qui le peuvent marchent pour rejoindre le point de rendez-vous : Trambly. La météo et sa vigilance orange nous menaçaient de leurs foudres. Mais nous avons bravé les prévisions pessimistes et nous avons eu raison.
Cette année, pas de thème particulier à méditer. La plupart des marcheurs disent avoir discuté « au ras des pâquerettes, on n’a été ni religieux, ni philosophe, ni spirituel ! » Simplement, « on était bien, c’était super sympathique » Pourtant, un petit groupe s’est montré très appliqué : il a fait des haltes spirituelles au cours desquelles les participants ont réfléchi sur le Notre Père. Le repas voit l’habituelle surabondance de gâteaux en tout genre. Une participante me dit l’importance pour elle de ce partage, le plaisir qu’elle en éprouve. « Toutes les messes devraient commencer comme ça ! »

Le sujet du jour

C’est l’heure d’aborder le projet de construction d’une maison paroissiale. Jean Pierre Leconte nous fait part des réflexions et du travail d’élaboration issus de la rencontre entre équipe d’animation pastorale et conseil économique. Il s’agit d’anticiper l’avenir : raréfaction des prêtres, nécessité pour les chrétiens de se prendre en charge, reconnaissance de l’existence chez les jeunes d’une certaine foi, bien qu’ils ne la vivent pas de la même manière que nous. L’intérêt de cette maison de tous les paroissiens est multiple et se précisera avec le temps.
Répartis en six groupes, nous avons pu poser nos questions : Pourquoi ? Pour quoi faire ? Pour qui ? Quel coût ?… Un écrit détaillé donnera plus tard toutes les informations sur le sujet.

Célébrer notre diversité

C’est l’heure de la messe et du plaisir de chanter des milliards de chemins mais un seul pour chacun.
Avec Jean-Pierre qui accepte de « continuer le service », nous célébrons tout ce qui est en projet pour cette année. Il nous aide à comprendre un Évangile difficile. Loin de la leçon de morale, ce texte ne nous demande pas de penser Dieu à notre mesure, mais au contraire de nous inspirer de son comportement : pardonner 70 fois 7 fois, c’est- à-dire à l’infini, même à nos ennemis.
On termine en chantant :
La maison aux couleurs de la paix
Frêle demeure avec ses murs d’humanité
Belle demeure où la Parole doit fleurir.

La fierté des Sampiarri

L’article du Journal de Saône-et-Loire du 2 août, signé d’Isabelle Philibert, ouvre l’appétit de la rencontre avec Bernard: « cette journée n’aurait pas pu avoir lieu sans l’opiniâtreté de B. Cateland, le concepteur, et de la solide équipe qu’il avait réunie autour de lui pour donner forme à son projet ». « Opiniâtreté souriante », car partagée avec Anne, tient à corriger, plusieurs fois au cours de l’entretien, le principal intéressé.

L’équipe fera son bilan en automne, et pourra le fêter! Quelques chiffres suffiraient à impressionner: plus de 1 000 visiteurs, 150 bénévoles au service de l’entreprise, plus de 1 100 repas servis… Ce serait passer à côté de ce qui s’est vécu: la qualité des ateliers avec ses supports visuels pour la généalogie ou la galerie d’exposition de photos souvenirs et de ce qui se partageait alors, la disponibilité des hôtes de l’expo des objets anciens, la compétence des guides des six visites qui les rend aptes à poursuivre, la générosité des acteurs des saynètes en patois, la disponibilité des intervenants conférenciers, tous témoins de travaux antérieurement partagés (notre bulletin s’est déjà fait l’écho du travail des Cahiers d’Histoire de Saint-Pierre).

Fédérer les savoir-faire

Bref on le comprend, pour que l’entreprise réussisse, il est essentiel que le concept d’origine trouve peu à peu audience, de plus en plus largement, en s’appuyant toujours sur le trio associatif de départ. Tout repose de fait sur les capacités des personnes capables de fédérer le savoir-faire des uns et des autres. Il n’en manque pas à Saint-Pierre qui ont déjà fait leurs preuves. Et il s’en est manifesté beaucoup d’autres. « J’ai été subjugué par les capacités des gens susceptibles de mettre leur savoir-faire au service de ce projet », s’émerveille Bernard. Encore faut-il ce travail de patience pour lever la crainte des difficultés. Ainsi des objets anciens dont il fallait faire comprendre qu’ils reviendraient à ceux qui les mettaient à la disposition du regard de tous. Et désormais sans doute beaucoup plus présentables chez soi! Ainsi des liens entre les anciens habitants de SaintPierre et ces 50 % qui ont en commun d’avoir moins de 30 ans de présence au village.
Tous ont pu découvrir qu’ils avaient un rôle important pour la réussite d’un projet qui, au départ, pouvait paraître ambitieux et qui, au final, ressort comme un lieu où tant de manières de vivre sa fierté de Sampiarri ont trouvé moyen de s’exprimer et de se faire reconnaître.

Le Groupe d’Ameugny : des chrétiens en recherche

Depuis plus d’un an, un groupe de chrétiens, laïcs et prêtres, se rencontrent à Ameugny, à la recherche d’une dynamique dans l’Eglise et dans le monde.

Pourquoi Ameugny ?

Dans cette paroisse, les laïcs, depuis de nombreuses années, se sont organisés activement face à la rareté des prêtres, désignant des correspondants dans chacun de leurs seize villages, organisant des rencontres, des maraudes, etc. Ces paroissiens ont alors senti le besoin d’une réflexion approfondie sur leur mission et celle des prêtres dans une Eglise de plus en plus « laïcisée ». Ils ont invité d’autres laïcs et prêtres d’autres paroisses à participer à cette réflexion. Ce sont quelques-unes de ces réflexions que nous voulons citer ici.

Quels thèmes pour ces rencontres ?

Au départ, ce groupe souhaite contribuer, même modestement, à la réflexion de l’Eglise de France sur l’avenir de nos communautés chrétiennes, et ceci, dans le milieu rural qui est le nôtre. Plus précisément, réfléchir aux relations entre prêtres et responsables laïcs au sein des paroisses rurales, face à la diminution des prêtres et au besoin croissant d’initiative d’un grand nombre de laïcs. Comment, entre prêtres et laïcs, harmoniser les tâches, les responsabilités, les pouvoirs ? Le groupe a rappelé les trois missions de tout chrétien exprimées par le dernier Concile Vatican II (Lumen Gentium): « prêtre, prophète et roi ». Pour tout chrétien, « prêtre » signifie sa relation de prière avec Dieu, « prophète » sa responsabilité d’annonce explicite de la Parole, « roi » sa responsabilité de mise en œuvre de la Parole par la solidarité et l’engagement dans la société.

Comment participer à ces responsabilités ?

Dans beaucoup de diocèses l’appartenance des laïcs à un conseil pastoral diocésain est une réponse. Né du concile Vatican II, ces conseils visent à « exprimer la participation de tous les fidèles à la mission de l’Eglise ». Ils sont composés de laïcs et de prêtres. Actuellement ce Conseil n’existe pas dans notre diocèse. Il s’agit, pour chacun, de prendre conscience de la diversité de notre Eglise: ceux qui se réfèrent au concile Vatican II et ceux qui n’en tiennent pas compte. Il s’agit de chercher ensemble une nouvelle dynamique pour nous chrétiens, dans le monde et dans l’Eglise. Le groupe a souhaité présenter à l’évêque l’état de ses réflexions. Cette rencontre a eu lieu en Juillet. Le groupe a fait part de certaines difficultés relationnelles dans certaines paroisses sur les rôles des prêtres et des laïcs qui ont conduit des chrétiens à vouloir se rencontrer. Leur souhait: que se développent des lieux d’écoute et d’échange où mettre en valeur ce que vivent les gens : vie familiale, économique, artistique, politique, développement personnel…
L’évêque, intéressé par la démarche du groupe, déclare qu’il aura besoin de ce groupe pour proposer des thèmes à ses futures visites paroissiales, lorsque le cycle actuel de ses visites sera terminé.

« Ciné’Matour : l’inattendu »

Connaissez-vous les séances de « l’Inattendu », proposées par « Ciné’Matour », en plus des séances habituelles ? Avez-vous remarqué ces curieuses affichettes noires et rouges… qui n’indiquent pas le titre du film ?! « Faites-nous confiance! » demandent-elles. Mais de quoi s’agit-il?

Animé par une équipe de vingt-cinq bénévoles, avec l’aide technique de la mairie, « Ciné’Matour » est une antenne autonome du foyer rural depuis janvier dernier. Pour 2011, l’équipe veut axer son action sur l’amélioration des prestations du cinéma : amélioration technique, logistique et de l’information avec, entre autre, la création et la gestion d’un site Internet. Les séances traditionnelles restent inchangées (deux séances hebdomadaires, le samedi et le mardi, avec parfois une projection supplémentaire le dimanche après-midi pour les enfants)

Des séances supplémentaires

La nouveauté, c’est l’organisation de séances supplémentaires, celles de « l’Inattendu », une fois tous les deux mois. Pourquoi « l’Inattendu » ? Parce que le titre du film ne sera pas annoncé à l’avance ! Nous souhaitons vous faire découvrir (ou revoir) un cinéma différent: cinéma d’auteur ou non, très connu ou méconnu, d’ici ou de là-bas, susceptible de susciter réflexion, rire, émotion, discussion, avec parfois la présence d’intervenants extérieurs pour animer les débats.
Six séances sont envisagées pour 2011 (mars, juin, juillet, août, octobre, décembre). Celle de juin sera exceptionnelle puisque nous accueillerons un réalisateur très connu…
Pour favoriser la convivialité et prolonger ces moments de rencontre et d’échanges, un bar sera proposé à l’issue de la séance, ainsi que quelques petites choses à grignoter (ces dernières offertes par l’équipe). La première séance a été une réussite. Les derniers spectateurs sont partis à 1h du matin (parce qu’il fallait fermer la salle…) Nous comptons sur vous. Votre présence sera une marque d’intérêt et de soutien.

Des nouvelles du Pérou et de Radio Santa Cruz

Depuis près de dix ans, plusieurs personnes de notre paroisse soutiennent une radio implantée dans le sud andin au Pérou.
Ce soutien nous a permis de nouer des liens privilégiés avec Edwin Colque, le responsable de cette radio qui est très investi dans la vie du diocèse ainsi qu’avec François Dalteroche – alias Paco – prêtre français qui a partagé la vie de ce diocèse andin pendant de nombreuses années. Quelques nouvelles en direct de Sicuani au Pérou…

De nouveaux groupes armés ont réussi à se réactiver et s’emparent maintenant des organisations syndicales et des universités. Ils se présentent aux élections comme candidats et la population en a peur.
D’autre part, des groupes de très grande corruption ont réussi à se constituer en bandes organisées et à se présenter comme candidats ; certains ont ainsi gagné des mairies en manipulant la population (en distribuant boissons, cadeaux et aliments aux paysans qui les soutiennent).
Il manque des partis politiques solides avec une idéologie, une doctrine, un programme de gouvernance Il y aurait l’APRA (de l’actuel président mais fortement remis en question) ; les autres partis n’ont pas de propositions suffisamment larges pour pouvoir s’unir en vue de ces élections.

Se former pour résister

Dans ce contexte, des moyens de communication qui ont un seul patron ont été pris d’assaut par les personnes provenant de ce type d’organisations.
Heureusement à Radio Santa Cruz, on peut réussir à diriger collectivement et réfléchir à la lumière de l’Évangile. La formation est pour le moment notre priorité et vos apports nous servent dans ce sens. En ce moment, quatorze personnes sont en formation régulière, six femmes et huit hommes. […]
Notre matériel est un ensemble d’appareils assemblés, aussi cela nous génère des difficultés […]. Nous pensons chercher avec l’aide d’un quelconque gros prêteur les 22,000 $ que coûte un transmetteur original, ceci en pensant à l’avenir.
Lors du défilé de l’anniversaire de la radio, il s’est vécu quelque chose de très beau qui nous a unis les uns aux autres comme une fraternité familiale, de communauté chrétienne entre tous les participants.

«Merci Paco»

Le 26 juin, nous avons eu une belle réunion-déjeuner avec Monseigneur Paco, les amis du Sud-Andin, les frères prêtres de diverses paroisses et l’équipe sociale du diocèse de Sicuani.
Sur le mur, on pouvait lire : « Merci Paco pour ta vie et pour ton service du Sud-Andin » Ce furent des moments de joie d’être ensemble dans le partage mais aussi de tristesse de voir partir une fois encore un homme qui est témoin d’intégrité, qui vit sa vocation de service comme prêtre et comme pasteur.
Nous avons demandé qu’il revienne bientôt, de manière libre comme il est lui, parce que nous avons besoin de sa solidité, de sa sagesse, de ses conseils et de sa bénédiction. Si Dieu le permet !

 

 

« On nous attend dehors »

« C’est une journée que je ne manquerais pour rien au monde. Elle me donne le courage de repartir ». Ainsi s’exprime une fidèle participante de cette rencontre conviviale et festive.

Dimanche 12 septembre 2010 : par un temps splendide, les marcheurs des 13 villages convergent vers le bourg de Trambly, éclairé par la belle lumière de cette fin d’été. Les moins courageux prennent des raccourcis, les plus sportifs rajoutent des difficultés.
L’apéritif réunit tout le monde devant la salle communale. On a tendance à vouloir prolonger ce moment de joyeuses retrouvailles.

« Allez prier plus loin, La tendresse sera votre cantique et la vie votre célébration ».

Mais le temps passe vite. Le repas tiré du sac voit les habituelles profusions de tartes et de bonnes bouteilles. J’ai même vu passer un flacon de pousse-café !

À l’apéritif, les échanges permettent de mieux se connaître
À l’apéritif, les échanges permettent
de mieux se connaître

Sur la route des apôtres

Il est temps pour Guy et Mireille de nous présenter leur croisière-pèlerinage organisé par « Prions en Église ». Itinéraire : Limassol (Chypre) – Éphèse – Athènes – Corinthe – Malte – Rome. Le film nous fait bien partager les moments forts qu’ils ont vécus en mettant leurs pas dans les pas de Pierre, Paul, Jean, Luc, Barnabé. Deux semaines sur le bateau « Princess Danaé » et aussi sur la terre ferme : excursions, conférences, célébrations, spectacles.
Question : comment vivre, dans notre monde, la même démarche que les apôtres ? « Et moi et moi, je sers à quoi dans tout ça ? » chantaient les frères Lebrun.
Ensuite, nous aussi nous chantons, entraînés par André : « Mais qui peut dire où vont nos vies Sinon Jésus, la route unique Et nos chemins seront changés ».

C’est l’heure de la célébration

Pendant ce temps, Marinette et son équipe préparaient des bouquets splendides, aux couleurs vives. Ils envahissent l’autel improvisé.
Au cours de la messe, l’accent est mis sur des engagements : projet humanitaire au Congo, journée solidaire à Brandon, sans oublier Dokita.
Notre profession de foi est celle d’une « Église en marche loin des replis frileux. Sans réponses toutes faites  mais risquant pourtant une parole ». Notre foi est rupture, confiance, tendresse, audace.
L’Évangile nous invite à nous réjouir, avec Dieu, quand un homme, une femme, se convertissent, c’est-à-dire se libèrent de la soumission, et redeviennent vivants.
Enfin, Jean-Pierre nous invite à « lever la séance » parceque nous sommes « le Peuple en partance, gens de passage vers la demeure d’ailleurs ».
Puisqu’« on nous attend dehors », nous quittons la serre chaude de notre rencontre.

Et si on parlait des finances de la paroisse

Le conseil économique vient de présenter le bilan financier 2009. Finances bien gérées puisque 2009 présente un résultat positif*. En voici les grandes lignes.

Près de 90% des recettes provient des quêtes (quêtes paroissiales, baptêmes, mariage et obsèques) ainsi que des casuels* (contributions demandées aux familles à l’occasion d’un baptême, d’un mariage ou d’un décès) ; le reste provenant de l’abonnement au bulletin paroissial, de « profits sur manifestations » (œufs de Pâques, concerts Trivy), d’inscriptions au catéchisme et autres divers.
Près de 23 % des dépenses portent sur notre participation à la curie (diocèse d’Autun), 24 % à des dépenses d’entretien, de maintenance ou de location mobilière (photocopieuse), 12 % au chauffage, eau et électricité, 10 % aux assurances et taxe foncière, 8 % aux amortissements (sono et informatique) ; le reste porte sur les abonnements, frais de publication (Le Haut-Clunisois) et autres.
Ce budget ne fait pas état des résultats de la collecte pour Haïti, intervenue au premier trimestre 2010, qui s’est montée à 2 000 euros remis directement à Suzanne Bridet originaire de Saint-Pierre-le-Vieux, en religion sœur Marguerite-Marie, supérieure de la congrégation Saint-François-d’Assise implantée à Haïti. La recette de l’opération « Bol de riz » du 2 avril 2010 pour soutenir les déboutés du droit d’asile de Tournus a été versée au Secours catholique gestionnaire de l’opération.
Tout paroissien intéressé par ces comptes peut en faire la demande au comptable : Paroisse des saints apôtres, à l’attention de Pierre Levin, place de l’église, 71520 Matour.
Outre ces montants, n’apparaissent pas les « intentions de messes » (19 600 euros) reversées hors budget paroissial au diocèse et au Bénin (paroisse que nous aidons directement à hauteur de 3 000 euros) et qui, complétées par le denier du culte permettent de payer les prêtres diocésains.
Pour mémoire le denier du culte participe à 100 % au paiement des salaires et charges de l’ensemble des prêtres diocésains tous payés, y compris l’évêque, sur une base identique de près de 880 euros brut par mois.
Pour notre paroisse dont le territoire rassemble près de 5 500 habitants, le denier du culte versé par 249 paroissiens s’est élevé à 24 703 euros.
L’insuffisance des vocations est déplorée à juste titre, encore faudrait-il que les paroissiens se mettent en état d’assurer leurs charges par un versement régulier de leur denier du culte, en fonction de leurs moyens.

*Ce résultat positif provient, pour beaucoup, du moment de remplissage des cuves à fuel.

Bonne nouvelle, nos chemins se sont croisés !

Partis à pied de Matour, Dompierre, Clermain, Trambly, Brandon, Tramayes, Saint-Pierre, nous avons convergé vers Saint-Léger pour notre journée de rentrée traditionnelle. Le thème: « espérance, fragilité, différence ». Après les vacances, nous avons besoin de ce moment de rencontres, de réflexion, de joie partagée pour nous donner un nouvel élan.

Le soleil est présent, les groupes arrivent peu à peu pour l’apéritif en plein air. Marcher ensemble fatigue un peu mais dynamise aussi. Les barrières, les inhibitions tombent quand on fait un effort en commun. Les échanges sont nombreux. Les autochtones rencontrent les vacanciers qui disent leur plaisir d’être accueillis, « intégrés » dit l’un d’entre eux.
On rentre dans la salle communale agrandie, rénovée, bien sonorisée. L’ambiance est particulièrement animée et joyeuse pendant le repas. Les parts de gâteaux se multiplient au moment du café.

Respecter la liberté de conscience

Après un moment de détente, c’est le moment de la conférence. Mais André Guimet, le conférencier, est absent. Jean-Pierre Leconte nous invite à « ne pas s’affoler », s’adapter au changement. Il traite le sujet prévu: « les difficultés au sein de l’Eglise ». Un éclairage historique nous aide à mieux nous situer par rapport aux différentes « affaires » qui ont remué l’opinion.
Le Syllabus publié en 1864 par Pie IX reste une référence pour les intégristes. Il dénonce les erreurs du monde moderne et affirme que l’homme ne doit pas être libre « d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison ». Vatican II, au contraire, insiste sur le « caractère volontaire et rationnel de l’acte de foi personnel ». Il dit la grandeur de « l’intelligence humaine capable d’atteindre la vérité ». Il permet donc « une liberté de recherche et d’adhésion à Dieu ».
Cette affirmation du respect de la liberté de conscience et nouvelle, étonnante : ne pas imposer au nom de la loi divine.

Dieu parle à notre espérance

Après cet exposé, nous avons besoin de bouger et de nous exprimer: dessiner, ou chanter avec André, ou réaliser des compositions florales avec Marinette. Ces bouquets servent à habiller notre « table du jour » : l’autel. De nombreux autres participants nous ont rejoints.
La célébration eucharistique peut commencer. A travers l’évangile, les chants, les textes choisis, « Dieu parle à notre espérance ». Il nous est demandé de dépasser nos fragilités, notre peur de l’inconnu (« mais qui peut dire où vont nos vies ») pour prendre le risque d’avancer au large en « espérant contre toute espérance ». Jésus nous engage sur un chemin de liberté pour vivre notre foi jusqu’au bout dans une vie toute entière engagée.
« Nous arrivons de notre histoire, de nos racines et de nos chemins » « Notre avenir est en mémoire, mais le présent est entre nos mains ».