Taizé : une année particulière pour que vive l’héritage

De 1940 à 2015… En août 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, frère Roger arriva dans le village de Taizé. À tout juste 25 ans, il posait les fondations d’une communauté qu’il imaginait comme une parabole de communion, ferment de réconciliation dans la famille humaine. Il est mort le 16 août 2005, à l’âge de 90 ans, tué par une déséquilibrée pendant la prière du soir de la communauté. Aujourd’hui, la communauté se compose d’une centaine de frères, catholiques et de diverses origines protestantes de près de trente pays. En vue de 2015, frère Aloïs, son successeur, a suggéré un chemin de trois ans pour renouveler, à la lumière de l’Évangile, l’engagement indéfectible pour la solidarité humaine.

Le 12 mai, jour où frère Roger aurait eu 100 ans

Des veillées ont eu lieu dans toute la région et à Taizé, dans un élan intergénérationnel, mais en toute simplicité, entre rencontres et ateliers. Son héritage a été porté tout au long de la journée en une commémoration qui ne se veut pas du passé. Les membres de la communauté, tout en restant fidèles au message de leur fondateur, s’attachent aujourd’hui à traduire la solidarité en actes. « Anticiper la réconciliation entre chrétiens » et « provoquer un échange des dons » sont les valeurs sources de Taizé dans une vision d’unité et d’œcuménisme. « Les nombreux jeunes que nous voyons sont plus inquiets de leur vie et cherchent à lui donner du sens. Nous devons être des hommes d’écoute et offrir un climat de confiance en puisant dans les sources de la foi », indique frère Alois. « Les pèlerinages de confiance sur la terre aux quatre coins du monde montrent des attitudes plus solidaires envers les plus démunis, plus simples et plus fraternelles, comme l’action des petites fraternités provisoires ».

Un été de célébrations

Comme chaque année, les rencontres internationales rassemblent des milliers de jeunes. Tous les frères vivant en fraternités sur les différents continents rentreront à Taizé en même temps et toute la communauté sera réunie pendant quelques jours. Du 9 au 16 août, le grand « Rassemblement pour une nouvelle solidarité » a vu de nombreux forums avec des témoins engagés dans les questions sociales, migratoires ou environnementales, fête des peuples avec chants, ateliers d’art de wanagi Tacanku – La voie céleste, un nouveau lieu. Une prière d’action de grâce le dimanche 16 août a rassemblé en outre une centaine de responsables d’Églises et des représentants d’autres religions. Le 4 octobre, le diocèse conclura cette belle année. Sept mille personnes sont attendues à la grande table familiale de Taizé. Mgr Rivière ouvrira le synode diocésain.

« Le goût des autres » : Des nouveaux habitants très engagés

Pierre-Marie et Bastien se font des nouveaux amis

Bastien Wolff travaillait dans le secteur et cherchait une maison. Le jeune couple s’installe en Bourgogne et c’est lorsque leur premier enfant va à l’école qu’enfin des relations se nouent avec d’autres parents d’élèves. Un jour, Frédéric Le Gallée, alors président de l’amicale, le coopte pour aider à l’organisation d’événements. Voici Bastien en piste pour faire connaissance avec de nombreuses personnes et cultiver au mieux ses relations.
Pierre-Marie Duriez souhaitait jouir de sa retraite en s’installant à mi-chemin entre Paris et les Alpes. Il a trouvé sa maison à « Blanchizet », en juin 2012. Invité au pot d’accueil et au repas des nouveaux arrivants offerts par l’amicale lors du traditionnel méchoui d’été, il est accueilli chaleureusement par Jean Quelin, figure emblématique, d’un naturel curieux et ouvert, très attaché à la vie du village, toujours prêt à aider aux manifestations. Ainsi, Pierre-Marie installe et désinstalle d’emblée.

Bonjour, bonsoir, et plus encore

Bastien Wolff est devenu président de l’amicale et Pierre-Marie membre du bureau. Ce dernier est également conseiller municipal et président de l’association Etap à Cluny. Tous deux œuvrent aux rencontres qui apprennent à mieux se connaître et à y trouver plaisir. Le 6 septembre prochain, ils invitent les Sanpognards à un gros pique-nique du village. « Je suis marqué par le goût du bonjour-bonsoir qui peut aller à plus », dit Pierre-Marie. « J’aime les gens et je considère qu’un bon moment est celui partagé avec les autres », complète Bastien.
Ils ont su trouver du soutien et espèrent bien innover vers d’autres manifestations conviviales.

Robert, l’ami président du Manoir

Dès son arrivée à Matour, Robert rejoint l’équipe des « Amis du Manoir » et devient un membre très actif de l’association, présent à toutes les manifestations culturelles, caritatives, ou festives, toujours prêt à l’installation, à l’animation et à la remise en état des lieux. Récemment, il a accepté d’en assumer la présidence, avec la volonté d’avancer, d’amener du sang neuf, tout en respectant ce qui a déjà été fait, ainsi que l’avis et le vécu des anciens. Robert participe également à la tonte des pelouses et à la taille des arbustes de la Marpa, pour le plus grand plaisir des résidents, heureux de bavarder avec lui.

«Nous voulons restaurer le patrimoine de la commune»

Trois fois par an, aux alentours de Pâques, du 14 juillet et du 15 août, a lieu le grand « déballage » de l’association. Amateurs
de « vieilleries » et simples curieux s’y pressent. Et si l’on n’y trouve pas toujours ce que l’on était venu chercher, il est bien
rare qu’on n’en reparte pas avec une chose à laquelle on n’avait même pas pensé !

Pourquoi avoir créé cette association en 1995 ?

Il y avait, à l’époque, de gros travaux à effectuer dans le clocher et pour les financer, on eut l’idée de proposer un vide-greniers. On pouvait y trouver, alors, de belles pièces ! On recommença l’année suivante et petit à petit, une équipe se constitua. On récupéra tant de choses que l’on passa d’une brocante annuelle à trois ! Il y a même, dans la rue de l’Église, un dépôt permanent où l’on peut dénicher l’objet cherché ou inattendu, à condition de sonner en face, chez Marinette et Jean Deborde, deux des piliers de l’association.

Quels sont les objectifs de celle-ci ?

Il s’agit de rénover ou d’améliorer le patrimoine de la commune et par là, de le sauvegarder. Église, lavoirs et croix de hameaux en ont bénéficié, ainsi que trois tombes abandonnées, intéressantes de par leurs sculptures, des panneaux de papier peint exceptionnels que l’on peut voir à la mairie, créés par Dufour, l’inventeur de celui-ci (un Tramayon !), le cadastre napoléonien ou la vieille horloge de l’hôpital. Parmi les réalisations terminées, on peut citer l’accessibilité de l’église aux personnes handicapées et la mise en conformité de la chaufferie de celle-ci.

Et ses projets ?

D’autres lavoirs et d’autres croix de chemin sont à rénover. Nous aimerions aussi repeindre l’intérieur de l’église et changer le moteur des cloches.

Tout cela grâce à qui ?

Grâce à une équipe de bénévoles très impliqués dans un travail permanent de récupération, de tri et d’organisation en vue des trois brocantes, de volontaires qui viennent donner un coup de main ponctuel ou d’artisans qui proposent véhicules et matériels. Grâce également à un habitant du village qui prête tous ses locaux pour le stockage ou la vente et à tous les donateurs, anonymes ou pas, qui apportent régulièrement les objets dont ils n’ont plus besoin.

Brocante
Brocante

Qu’appréciez-vous le plus, au sein de cette association ?

Il y a, bien sûr, la curiosité de découvrir le contenu des cartons que l’on nous apporte et la surprise ou l’amusement à l’ouverture de ceux-ci. Mais il y a surtout cette occasion exceptionnelle de créer ou de renforcer des liens amicaux en travaillant ensemble pour la sauvegarde de notre patrimoine.

Lettre à tous les catholiques de Saône-et-Loire

E n ce jour de Pentecôte 2015, des adultes de notre diocèse reçoivent la marque du don de Dieu dans le sacrement de la Confirmation. C’est dans la lumière de cette fête que je vous annonce l’ouverture prochaine d’un synode diocésain, le dimanche 4octobre prochain à Taizé. Il sera clôturé le dimanche 26 novembre 2017 en la Fête du Christ Roi de l’Univers. Le but de ce synode consiste à discerner et à mettre en œuvre ce qui placera mieux l’Église en Saône-et-Loire dans le courant de la charité du Christ, pour une nouvelle annonce de l’Évangile. Il durera un peu plus de deux ans au cours desquels je vous engage à aller davantage les uns vers les autres, et vers ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne, pour écouter ce qui vient de la part du Seigneur. Il s’agira de nous ancrer ensemble plus profondément dans la foi des apôtres. L’Esprit Saint est à l’œuvre partout, dans les lieux de tensions, dans les lieux de souffrance, dans les lieux de réconfort et d’amitié, dans les lieux de prière et dans l’expérience des sacrements. C’est pourquoi le synode diocésain s’intitulera: « ancrés dans la vie, à l’écoute du Seigneur, aller au cœur des frères… » Tous les catholiques sans exception sont conviés à participer, d’une façon ou d’une autre, à la démarche du synode, en se réunissant dans des petites équipes de réflexion et de partage, largement ouvertes, qui s’appuieront sur la prière et le respect les uns des autres. Elles feront part au secrétariat du synode (synode@adautun.fr) de leurs expériences, de leurs questions, de leurs projets et des lumières de foi qu’ils recevront. Je vous demande de prier avec moi pour que nous soyons ouverts à l’Esprit Saint, et que nous servions en ce temps-ci le beau projet de salut que Dieu réalise en son Église et qui est le projet de salut pour le monde entier. Nous demandons la grâce de progresser ensemble dans la charité du Christ, de gran- dir dans la joie de l’espérance que Dieu donne et d’être fortifiés dans la foi de l’Église. Ainsi nous deviendrons mieux les disciples et les témoins du Christ. Je vous souhaite une très belle fête de Pentecôte.

La visite de l’évêque, vue par quelques paroissiens

Pierre Lapalus

« Il s’est montré désireux de connaître ce qui se vit chez nous. Il est conscient de la diminution de la pratique religieuse, en particulier chez les jeunes. Il est ouvert à d’autres formes d’expression de la foi. »

Alexandra Desroches

« On a appris à le connaître. Ça casse un peu les barrières. Les enfants ont abordé avec aisance des questions existentielles. Il a répondu simplement, sans craindre d’aborder tous les sujets. »

Hélène

« Il a fait preuve d’une grande simplicité, d’une grande humanité, d’une grande compassion. Il désire aller sur le terrain. Il s’intéresse aux réalités de la vie. »

Simone Descombes

« Il est très accessible, il sait s’adapter au milieu dans lequel il se trouve. Il était à l’écoute de nos problèmes sans toutefois y apporter des solutions. Les Matourins l’ont bien apprécié. »

Visite de l'évêque
Visite de l’évêque

Yvette et Marcel Martin

« Il n’est pas compliqué à parler. Il semblait heureux d’être avec les enfants. Il ne s’attendait peut-être pas à ce qu’ils soient peu impressionnés par l’évêque. »

Marcel Augoyat

« Je suis très heureux et très fier de lui avoir serré la main. Je lui ai dit que j’avais lu beaucoup de livres de son grand-père, Claude Michelet. »

Une paroissienne

« J’aurais jamais pensé qu’un évêque pourrait me parler comme ça. »

Une année encourageante !

L’année 2014, a été marquée par le suivi du montage financier de la Maison paroissiale du Fourneau, sa livraison ainsi que le lancement de la collecte engagée, dès fin 2013.

Le coût global de l’opération, achat du terrain, branchements et honoraires inclus, s’élève à 375 000 euros TTC (contrairement aux communes, nous sommes passibles de la TVA). Compte tenu des fonds propres de la paroisse dont nous disposons en réserve (173 000 euros fin 2013 dont 80 000 euros seront affectés), de la vente des deux cures de Dompierre et Tramayes (217 000 euros) et de l’avance assurée par l’Association diocésaine à rembourser en dix ans (40 000 euros), nous sommes en ligne par rapport au budget initial.

Vente de mobilier, concerts et dons

Au 31 décembre 2014, c’est près de 27 000 euros qui ont été collectés ; notre objectif étant d’atteindre les 80 000 euros, d’ici fin 2018, ceci suppose de collecter 13 250 euros par an sur les quatre années restantes… On notera la vente du mobilier de la cure de Matour pour 5 000 euros, les deux concerts, à Trivy et Trambly, pour 2 000 euros ainsi qu’un don de 3 000 euros de l’association culturelle de Trambly. Le solde, près de 17 000 euros, s’est réparti sur une soixantaine de personnes…

Des résultats prometteurs

Ces premiers résultats très encourageants ont été appréciés par l’Association diocésaine d’Autun qui nous a soutenus dès l’origine du projet ; ils démontrent notre capacité de forte mobilisation. Cela suppose néanmoins que la collecte puisse continuer à donner ses fruits et que l’effort de tous soit réellement maintenu… Dans ce sens, nous préparerons une communication particulière sur l’ensemble des finances de la paroisse, sur la collecte Maison Paroissiale et sur le Denier de l’Église qui sera diffusée lors du dimanche des Rameaux, le dimanche 29 mars à Tramayes et mis en ligne sur le site de la paroisse (https://saintsapotres.fr).

De précieux bénévoles

Pour l’information de tous, le CPAE rassemble une équipe de bénévoles qui apporte ses différentes compétences professionnelles à la vie matérielle de la paroisse et son assistance au curé, dans de nombreux domaines : elle prépare le budget, décide des principales dépenses d’investissement à engager dans les différentes églises et cures, assure le règlement des dépenses courantes et l’encaissement des recettes et établit la comptabilité de la paroisse en lien direct avec l’Association diocésaine. Pour mémoire, la paroisse n’a pas de personnalité juridique propre et agit, du point de vue comptable et patrimonial, pour le compte de l’Association diocésaine d’Autun (établissement des comptes de bilan et de résultats).

*« Outre le curé, le trésorier, Pierre LEVIN (Saint-Point), la comptable Colette DUBUIS (Matour), l’équipe se compose des personnes suivantes : Marcel Descombes (Matour), Jean DUCROUX (Clermain), Annie LAPALUS (Saint-Léger), Guy ROSSINI(Saint- Point), Aimé THIVENT(Brandon), Jean-Paul TOUTANT (Saint-Point), Eugène VOUILLON (Matour) ».

Inauguration de la maison paroissiale

Une nouvelle maison dédiée à la rencontre

Et maintenant! Qui a les clés ?

Avec Jean-Pierre Leconte le curé, Colette Dubuis et Pierre Levin (secrétariat et comptabilité), André Forest (contact avec les artisans), Denise Forestier (contact catéchèse)

  • Un téléphone avec répondeur 0980385374
  • Deux permanences: le jeudi matin à partir de 10 heures, le mardi à partir de 17 heures avec Colette. D’autres sont à l’étude, surtout en fin d’après-midi.
  • Une boîte aux lettres, à l’entrée du parking, accueille vos messages écrits: elle est relevée chaque jour.
  • L’adresse email: saintsapotres@free.fr
  • À l’entrée: renseignements et calendrier des messes sont affichés.
Premier coup de pelle
Premier coup de pelle
Les fondations sont coulées dans le béton.
Les fondations sont coulées
dans le béton.

Inauguration de la Maison paroissiale

Cet été, la vie de la paroisse est très accaparée par l’avancée des travaux de la nouvelle Maison paroissiale au Fourneau (Trambly). Le 30 juillet dernier a eu lieu, à l’initiative de l’Atelier du Triangle (maître-d’œuvre), la réception des travaux. Restent la finition des aménagements extérieurs (dont la mise en conformité du parking pour les personnes handicapées), ainsi que les plantations prévues pour l’automne, après un mois de juillet si sec ! L’inauguration par notre évêque, au nom de l’Association diocésaine, seule habilitée à être propriétaire, est prévue le 12 octobre après-midi. Toutefois, la Maison paroissiale sera accessible dès septembre. Nous aurons déjà bu le verre de l’amitié avec les artisans qui auront œuvré avec une solidarité que nous avons su apprécier à sa juste valeur. Nous aurons également invité les treize maires, comme nous l’avions fait pour la présentation du projet. Aussi, d’autres visites auront eu lieu sous forme de journées portes ouvertes.
Le financement de la Maison suit son cours. Il est, fin juillet, de plus de quinze mille euros pour un objectif 2014 de dix-sept mille euros.

Un projet pour notre vallée de la Grosne

La paroisse traditionnelle telle que nous l’avons toujours vu fonctionner n’a-t-elle pas vécu ?
N’est-elle pas à repenser ?
Devant le manque de prêtres, n’avons-nous pas, nous laïcs, à prendre plus de responsabilités, à leur donner ainsi la possibilité de se recentrer sur le cœur de leur mission ?
Face à ces questions, un groupe de travail composé de prêtres et de laïcs de la vallée de la Grosne se réunit régulièrement depuis trois ans avec l’assentiment de l’évêque.
Ce groupe poursuit une réflexion pour l’aménagement d’une pastorale commune, sur toute la vallée, proposant aux paroisses d’unir leurs efforts, leurs capacités propres. Cette réflexion demande du temps, elle doit mûrir, être largement partagée par tous.

Les temps changent, mais le message de fraternité apporté par le Christ reste toujours d’actualité. Depuis plus d’un demi-siècle, les temps ont bien changé. Dans tous les domaines, la modernité s’est installée et toutes les professions ont dû se reconvertir, se réorienter, s’adapter à une nouvelle conjoncture, répondre à de nouveaux besoins. La société s’est transformée profondément, sans que parfois nous en ayons pris conscience.

Et nos paroisses, que sont-elles devenues ? Qu’avons-nous fait ?

Avons-nous cherché à nous adapter à ce monde nouveau, à cette société qui demande de notre part une autre approche, une autre façon de s’adresser à elle pour recevoir et comprendre le message du Christ ? La fraternité annoncée et vécue par le Christ reste toujours d’actualité. Il est toujours aussi urgent d’y réfléchir pour ancrer la mission de l’Église dans les situations nouvelles que nous vivons et pour garder notre identité chrétienne.

Une date à retenir

Une assemblée est proposée largement à tous ceux qui désirent réfléchir et partager sur ce sujet. Elle se tiendra le samedi 18 octobre 2014 à Cluny. Un conférencier, René Valette, économiste chrétien, ancien président du CCFD, nous aidera. Il s’agira de voir ensemble comment « Créer la fraternité », comment la vivre dans ce monde qui change. C’est tous ensemble que nous devons réfléchir, relever les défis du monde actuel, imaginer de nouveaux chemins de confiance.

Une nouvelle maison dédiée à la rencontre

n°92 – juin 2014

Ouvrir une maison nouvelle, combien de fois l’ai-je vécu depuis que je suis revenu habiter notre pays ! Le plus souvent, pour pré- parer un baptême ou un prochain mariage, et en partager la joie.
Et voici que je m’apprête à le vivre à mon tour, avec la nouvelle maison paroissiale qui, au cœur géographique de la paroisse des Saints-Apôtres en Haut-Clunisois, a désormais pris place dans le paysage de Pari-Gagné. Sa silhouette octogonale ouvre sur les rives agricoles de la Grosne et sur les entreprises qui se sont installées au carrefour de la Haute-Grosne, avantages et inconvénients d’une proximité de carrefour y compris.
La vie de cette maison, ce sera la vie des rencontres qu’il sera possible d’y partager. Ne précipitons pas les choses : on se rencontre aussi ailleurs que dans les maisons. La paroisse le sait bien qui, par exemple, pour le 15 août, se réunit alternativement à Saint-Pierre-le-Vieux et Clermain (2014) ou qui, pour sa journée de rentrée, est invitée à prendre les chemins qui convergent vers tel ou tel village: cette année, et ce sera la première fois, à Trivy le 14 septembre. Plusieurs opérations « porte ouverte » donneront l’occasion des premières rencontres, les unes plus attendues, les autres plus informelles. A bientôt donc le temps des premières visites !

Lire le bulletin (PDF)

C’est en route !

Le 12 janvier 2014, l’entreprise Zieger a démarré les travaux de terrassement sur le terrain au Fourneau près de Pari-Gagne. Le 26 janvier, l’entreprise Thimon a démarré ses travaux de fondation et maçonnerie qui devraient durer jusqu’à la fin du mois de février, le relais étant alors pris par les entreprises Charvet et Debienne pour la mise en place de l’ossature bois, la charpente et la couverture.
Pour la suite des travaux, vous pouvez consulter le site de la paroisse : www.saintsapotres.fr qui vous informera au fur et à mesure de leur avancée. Quand sortira le n° 92, en juin, vous aurez déjà pu voir la Maison paroissiale au Fourneau. La charpente est déjà en place fin février. Les photos ne manqueront pas à toutes les étapes de la construction.
Le démarrage de la collecte (fin novembre 20013) est fort encourageant, même si nous étions bien convaincus de votre adhésion au projet. Une quarantaine de personnes ont déjà versé près de 6 000 euros fin janvier. Vous pourrez consulter sur le site la progression de la collecte prévue sur les cinq années à venir.

La charpente est construite en étoile.
La charpente est construite en étoile.

MAISON PAROISSIALE : COLLECTE

graphique_budget_maisonparoissilae_janv2015

Cliquer sur l’image pour agrandir le diagramme

Pour financer la maison paroissiale au « Fourneau » (Pari-Gagné), nous avons prévu, parmi diverses ressources (vente cures, fonds propres et emprunt auprès de l’Association Diocésaine d’Autun),  une collecte auprès de l’ensemble des paroissiens, amis et habitants du secteur pour un montant de 80 000 €.

Cette collecte, dont les modalités de souscription sont précisées dans l’article « APPEL A DON », à la rubrique « MAISON PAROISSIALE », s’étalera de fin 2013 à fin 2018.

Le diagramme ci-dessus est mis à jour chaque trimestre. Il indique l’évolution de la collecte par rapport à l’objectif que nous nous sommes assigné.

Ainsi, tout un chacun peut-il visualiser directement sur le présent site où nous en sommes.

Au 31 décembre 2014, 27 000 € ont pu déjà être collectés, dont 5 000 € provenant de la braderie organisée lors de la fermeture de l’ancienne cure de Matour, 2 000 € grâce aux deux concerts de Trivy et Trambly, 3 000 € par un don de l’association du patrimoine de l’église de Trambly, le solde, soit 17 000 €, par les dons de près de 60 personnes qui ont manifesté leur soutien ; d’autres personnes se sont également investies en temps bénévole, pour certains aménagements intérieurs ainsi que pour les déménagements des différentes cures. Tous en sont vivement remerciés.

Journée de rentrée : Saint-Léger à la croisée des chemins

Ce 8 septembre, il fallait être courageux pour décider de s’équiper et faire cette marche de rentrée, en chantant « Grand bonjour et bonne nouvelle… » Mais suivant le vieil adage, « la pluie du matin n’arrête pas le pèlerin ».
Nombreux sont les courageux partis avec cette conviction. Et si la pluie ne les a pas contrariés, elle était bien présente l’après-midi !
À Saint-Léger une petite équipe attend les premiers marcheurs qui commencent à arriver dès 11h45, venant des treize villages (où presque).
Après des retrouvailles et des embrassades chaleureuses — suivant l’habitude des précédentes rencontres — le moment de réconfort bien attendu et bien apprécié a eu lieu autour du bar dans la salle de Saint-Léger ; où Guy avait préparé un apéritif bien sympathique.
Une bonne quarantaine de personnes, un verre à la main, ont pu discuter : du temps, de l’été, des vacances et de tant d’autres sujets… sans oublier la rentrée ! L’effectif a très vite grossi, avec ceux qui ne peuvent plus faire la marche, mais qui tiennent à partager ce moment d’amitié.

Grand bonjour et bonne nouvelle, nos chemins se sont croisés ! Nous irons aux terres nouvelles vers un monde à inventer.

Les matinaux ont eu une petite faim ; des tables se sont donc formées pour partager le panier de chacun. Moment toujours convivial, où l’on voit circuler de tables en tables les desserts, sans oublier les bouteilles bien sûr ! On a pu remarquer une table de très jeunes de Matour ; c’est rassurant de voir des têtes moins grises !

Les plus jeunes ont participé activement à l’atelier fleurs.
Les plus jeunes ont participé activement à l’atelier fleurs.

Vers 14 heures, il est temps de passer aux ateliers. Les uns se sont réunis autour d’André et de Pierre qui, avec photos à l’appui, ont donné toutes les informations sur la future maison paroissiale. Ce projet, déjà bien avancé, verra bientôt le jour. Puis, Cécile qui a pris les choses en mains pour la création du site Internet de la paroisse, a présenté son projet déjà bien avancé lui aussi !

Clôture de la journée par la messe animée, chantée et décorée comme un jour de fête.
Clôture de la journée par la messe animée, chantée et décorée comme un jour de fête.

Quant aux plus jeunes très inté- ressés par une activité concrète, ils se sont joints à l’atelier fleurs. Tous très motivés, ils ont réalisé une petite composition… qui, ensuite a servi de décoration lors de la messe, mais que chacun a pu emporter après.
Sans réaliser, nous étions déjà à 16 heures, l’heure de la messe, beaucoup de personnes sont arrivées pour terminer ensemble cette bonne journée. La salle communale, pour une fois est devenue chapelle ! Puis chacun est reparti, vers son village sous la pluie, prêt à reprendre ses activités et ses responsabilités, en se disant : c’était une très bonne journée, pleine de joie et d’amitié.

La solution la moins coûteuse pour répondre aux normes d’accessibilité

André Forest, Aimé Thivent et Pierre Levin s’investissent beaucoup dans le projet pour tout ce qui concerne le côté technique des choses. Ils insistent eux aussi sur la nécessité de cette construction : on ne pouvait pas faire autrement.

En application de la loi, les lieux de rassemblement doivent être adaptés d’ici 2015 de manière que les personnes à mobilité réduite puissent y accéder. La mise aux normes de locaux existants aurait coûté plus cher pour un résultat inférieur. Ils insistent aussi sur les raisons du choix géographique: raison « identitaire », au cœur du territoire de la paroisse, raison « ergonomique »: cohérence avec les pré- occupations correspondant au développement durable, facilitation du travail, économie d’énergie (réduction des déplacements, chauffage par géothermie).

Eh bien justement, combien ça coûtera?

L’estimation se monte à 350000 euros maximum. La moitié serait assurée par la vente des cures de Tramayes et Dompierre, le solde de la somme restante se répartissant entre les fonds propres de la paroisse et une souscription auprès des paroissiens : 60 000 euros sur cinq ans. Des promesses de dons ont déjà été confirmées. L’association diocésaine, qui est propriétaire, assure la maîtrise d’ouvrage et les règlements.

Quel sera l’agencement intérieur?

Il y aura une grande salle de 60 m², un bureau, une salle d’accueil, un office, un local technique, des sanitaires.

Ce sera pour quand ?

Le bureau d’études Atelier du triangle est chargé du projet architectural. Le permis de construire a été déposé fin avril. On pense que les travaux devraient débuter à l’automne. Il est raisonnable d’espérer une inauguration pour la Pentecôte 2014.